JCDecaux bien connu pour ses panneaux publicitaires avait eu pour idée de “pister” les passants en collectant leurs données en 2015. Concrètement, l’entreprise souhaitait quantifier le nombre de passants dans le quartier de la Défense pendant une phase de test de 4 semaines.

Des boitiers wi-fi auraient été intégrés dans les panneaux publicitaires présents sur la Dalle des affaires, afin de capter des données personnelles dans le but d’enregistrer la position géographique des piétons et d’étudier leurs habitudes.

Bien évidement JCDecaux a dû demander l’autorisation à l’autorité suprême en la matière : la CNIL, pour collecter les données personnelles des passants et préciser la finalité du projet.

En 2015, la CNIL refuse de cautionner et d’autoriser cette opération qu’elle juge contraire à la loi. Selon la CNIL, JCDecaux n’apportait pas suffisamment de garanties quant à la préservation de l’anonymisation des données collectées, ni suffisamment d’informations aux piétons qui auraient fait l’objet d’une collecte de données.

Le 8 février 2017, le Conseil d’Etat qui avait été saisi d’un recours contre la décision de refus de la CNIL, n’a pas fait droit à la demande de JCDecaux. En effet pour le Conseil d’Etat,« la société JCDecaux France n’est pas fondée à demander l’annulation de la délibération qu’elle attaque. Par voie de conséquence, elle n’est pas fondée à demander qu’il soit enjoint à la CNIL de lui délivrer l’autorisation sollicitée. »